Créations bijoux personnalisés : médailles et collier Saint Thorlac en Islande.
Thorlac Thorhallsson naquit en 1133 à Hlidarendi au sud de l’Islande.
À cette époque la population islandaise était en majorité
composée de paysans et de navigateurs pauvres, en butte à des
conditions climatiques rudes et à des fluctuations importantes pour l’élevage
et la pêche. Les parents de Thorlac étaient des fermiers d’un
bon niveau social, mais ruinés par un revers de fortune et confrontés
à la pauvreté. Cependant, ayant décelé les capacités
intellectuelles de leur fils, garçon tranquille, observateur et réfléchi,
ils souhaitèrent qu’il reçoive une instruction approfondie.
Thorlac étudia à Oddi,
alors centre de formation réputé, auprès du prêtre
Eyjolfur, fils de Saemundur
le Sage. Thorlac progressa rapidement, tant et si bien qu’il fut ordonné
diacre à 15 ans, et prêtre à 18 ans. Puis il servit dans
la paroisse de Kirkjubaejarklaustur
où il acquit déjà une grande renommée pour son charisme.
En 1153 Thorlac partit en France et compléta sa formation théologique
à Paris. S’engageant à vivre selon la règle de saint
Augustin, il acheva ses études de droit canon puis du nouveau droit grégorien
à Lincoln
en Angleterre.
Lorsqu'il revint en Islande, en 1159, il retrouva ses humbles racines. Il subit
alors des pressions pour épouser une riche veuve, mais refusa, après
avoir eu un songe où le Christ lui apparut et lui demanda de se consacrer
uniquement à la vie religieuse.
Thorlac fonda le monastère de Thykkvibaer
dont il devint l’abbé. Puis en 1174, par l’assemblée
de l’Althing à
Thingvellir, il
fut élu évêque de Skálholt.
Thorlac ne fut définitivement consacré qu'en 1178 par l’archevêque
de Norvège Augustin de Nidaros, car il fallait les consentements conjoints
de l’évêque et du roi ; or des tensions politiques opposaient
les deux pays. La fermeté et la patience de Thorlac eurent raison du
roi.
Thorlac se distingua dans son ministère par une vie austère dédiée
à la prière, à l’annonce de la parole de Dieu, et
à la réforme des mœurs de son peuple et de son clergé,
sur ce territoire islandais gigantesque, des lointains fjords escarpés
de l’ouest, jusqu’aux grands glaciers du Vatnajokull et bien au-delà
à l’est.
Pendant une visite pastorale il tomba malade et retourna très affaibli
à Skálholt. Il mourut peu après, le 23 décembre
1193. Malgré son épuisement, il était resté fidèle
à son rythme de vie et prières jusqu’à son dernier
jour. Il était devenu le maître spirituel de ce peuple islandais,
et cinq ans plus tard, en 1198 il fut déclaré Saint par son successeur
l’évêque Páll Jonsson.
Son corps fut exhumé le 20 juillet 1198 et déposé dans
une précieuse chasse au-dessus de l’autel principal dans la cathédrale
de Skálholt. Malheureusement tout fut détruit au moment de la
Réforme protestante et sa dépouille mortelle fut alors éparpillée
dans le parc. Une relique cependant a été conservée : un
fragment d’os dans une boîte en plomb insérée dans
le mur du sanctuaire de la cathédrale Saint Magnus aux Iles Féroé.
Le Pape Jean-Paul II confirma sa canonisation le 14 janvier 1984, et le déclara
Saint Patron de l’Islande. Sa statue s’élève dans
la cathédrale de Reykjavik depuis le 20 juillet 1995.
D’un caractère fort et tenace, Saint Tholac eut à cœur
de réformer les pratiques de l’Église : abolir le mariage
des prêtres et la simonie (trafic d’objets sacrés, de biens
spirituels ou de charges ecclésiastiques). Il fut un grand réformateur
vis-à-vis de ce clergé qui prenait beaucoup de liberté
avec la morale d’où toute l’importance de son rôle
de pasteur, mettant les gens en garde contre le péché, et les
détournant de certaines habitudes qui mettaient leur âme en péril.
Il n’hésitait pas à dire la vérité tout en
formulant ses reproches avec modération, bienveillance et douceur.
Il ordonna la rédaction d’un recueil d’homélies en
islandais afin de s’assurer que les prêtres prêchent bien
la même doctrine sans divergence. Un exemplaire de ce livre, joyau de
la littérature islandaise, est conservé aujourd’hui à
Stockholm.
Il estimait que même s’il avait des fonctions plus élevées,
ses responsabilités étaient d’autant plus importantes, et
que tous ceux qui avaient des tâches publiques devaient mener des vies
exemplaires. Il déplorait les réunions de l’Althing, où
de nombreux hommes très prisés se dévoyaient, et considérait
que c’était un grand échec de l’Église quand
les nobles péchaient gravement, car tous, paysans, moines, puissants,
célibataires, mariés… étaient frères et sœurs
dans le Christ.
Saint Thorlac ne cessa de faire preuve de compassion dans tous ses actes et
paroles, donnant toujours la priorité à la miséricorde
et à la réconciliation entre les gens de son peuple et l’Église.
Il jouait souvent le rôle de médiateur entre ceux qui s’affrontaient,
entre les chefs de clan et l’Église, les rois, les pénitents.
Il était très conscient de la valeur d’une famille, lui
dont les parents avaient mis leur foyer en détresse pour subvenir à
ses besoins.
Saint Thorlac s’efforça de suivre les voies de l’excellence
qu’il préconisait, il enseigna et devint le maître de nombreuses
personnes, leur apprenant à lire, les instruisant sur leurs manières
de vivre, à partir de ce qu’il avait appris à l’étranger.
Il pensait que la sagesse est un don de Dieu, et qu’il devait partager
ce qu’il avait reçu avec les autres. Telle était sa manière
d’être l’ambassadeur du Christ.
Des dizaines de miracles sont inscrits dans la saga de saint Thorlac et tous
ses contemporains soulignèrent la pureté de son cœur, conséquence
de sa profonde humilité, et louèrent sa modestie, sa pureté,
son intégrité, ses vertus.
Saint Thorlac est désormais fêté le 23 décembre,
jour anniversaire de sa mort, et le 20 juillet, jour de son exhumation.
Il est aussi honoré avec les médailles que nous fabriquons à
son effigie et portant les gravures « Saint Thorlac, patron de l’Islande,
priez pour nous » et « St Thorlac, né en 1133, évêque
de Skálholt de 1178 à 1193 ».
Le lys, emblème du diocèse de Reykjavik, fait référence
à Marie, Mère de Dieu.
La confrérerie de saint Thorlac voit le jour en juillet 2024 pour prier continuellement. Un collier... exceptionnel fut alors créé à cette occasion, dont voici certains détails de la fabrication :
La sculpture de six tableaux illustrant six étapes de la vie de Saint Thorlac, d'après le grand tableau de la cathédrale de Landakot.
Quatre capsules enferment quatre morceaux de roches de quatre sites sites islandais
caractéristiques : Krýsuvík,
Krafla, Landmannalaugar,
Eyjafjallajökul
La grande médaille de Saint Thorlac est entourée
de flammes et d'orgues basaltiques, comme ils sont si impressionnants en Islande.
C'est aussi le souvenir de l'éruption du Laki en 1783 : les habitants
du village de Kirkjubaejarklaustur
qui s’étaient réfugiés dans leur petite église
prièrent Saint Thorlac et furent épargnés lorsque l'impressionnante
coulée de lave s’arrêta devant l’église.
Le blason du diocèse de Reykjavik est représenté sur la
face arrière de la médaille. On peut aussi voir parmi les motifs
du bijou le feu et la glace emblématiques de l'Islande.
Le collier fut béni lors de la messe anniversaire des 100 ans de notre entreprise samedi 6 juillet 2024 !
Après quoi le collier s'envola de notre atelier en Alsace pour l'Islande où il fut réceptionné par le Père Jacques Rolland, lui-même autant alsacien qu'islandais :-) puis béni à nouveau par l'évèque Dávid Tencer lors de la messe à l'ordre de Saint Thorlac le 20 juillet 2024.
Collier argent massif 200 grammes longueur 70 cm avec personnage Saint Thorlac en or 750 millièmes 15 grammes.
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